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Vitral de la Magdalena

Le 22 juillet, on fête sainte Marie-Madeleine, reconnue par Rome et célébrée comme apôtre de la Provence rien moins que jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, même si aujourd’hui, on ne la célèbre « plus que » comme une sainte.

Avec cet article, nous voulons participer à la célébration et en profiter pour mettre encore plus en évidence les liens étroits qui unissent la Camargue et Doñana, deux espaces naturels privilégiés, estuaires et côtiers, dans lesquels, nous retrouvons partout des traces de l’enracinement profond du culte à la famille de Béthanie. Une impulsion qui a servi pour structurer l’Europe dans le passé et peut permettre de structurer l’Europe de demain.

Sur les traces de Marie de Magdala

par Carmina Fort
Juillet 2015

Le christianisme officiel nous a toujours dit que Marie était une pauvre égarée, une pécheresse pardonnée et réhabilitée par le Seigneur, mais la découverte au milieu du siècle dernier d’une cinquantaine d’évangiles gnostiques dans le village égyptien de Nag Hammadi révéla le niveau spirituel et l’importance qu’eut Marie de Magdala avait dans le cercle intime du Christ, occultée par les évangiles canoniques, qui furent sélectionnés parmi beaucoup d’autres au quatrième siècle et devinrent la seule source autorisée depuis pour connaître la vie, l’entourage et le message du Christ.

Pour essayer de suivre la trace vitale effacée ou brouillée de la Magdaléenne, nous devrons recourir à des légendes, et l’une d’elles raconte qu’elle prêcha, fit pénitence et mourut en Provence, et que ses restes reposent à Saintes-Maries-de-la-Mer, à l’embouchure du Rhône, une ville jumelée avec Villamanrique de la Condesa, au cœur de Doñana.

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http://www.vitraux-chartres.fr/vitraux/46_vitrail_vie_marie_madeleine/scene_11.php

Il y a donc autour de cette femme, à la fois vilipendée et bien-aimée, une énigme, une énigme que les peintres, les poètes, les écrivains, les philosophes et les historiens rafraîchissent depuis les temps anciens, traduisant par des symboles et des allégories des pistes cachées qui permettent de démêler l’histoire personnelle et l’impact sur la christianisme primitif de cette figure essentielle, « la plus haute tour », « l’apôtre des apôtres », « la femme qui connaissait le Tout », selon certains ; « adultère », « prostituée » et « pécheresse publique », selon d’autres. Le mouvement pendulaire se poursuit aujourd’hui.

Et c’étrange une telle vénération pour la femme qui a été traversée, tel le papillon du collectionneur, par l’épingle du pape Grégoire le Grand à la fin du VIe siècle dans une homélie infamante : « Celle que Luc appelle une pécheresse, et que Jean nomme Marie, nous croyons qu’elle est cette Marie de laquelle, selon Marc, le Seigneur a chassé sept démons. Et en effet que signifient ces sept démons, sinon tous les vices ? Il est clair, mes frères, que cette femme qui menait une vie fort licencieuse se sert de ces huiles de senteur pour se parfumer à mauvais dessein. »Pourtant, le monde chrétien occidental est généreusement imprégné du nom de la Magdaléenne : rivières, vallées, sommets, villes, rues, ponts, chapelles, églises, cathédrales ou régions, qui ont même donnés leur nom à des périodes préhistoriques comme le Magdalénien.

Il est clair, mes frères, que le chef de l’Église officielle devait détruire la réputation de Marie de Magdala, car six siècles après son passage sur la Terre, elle continuait de servir de source d’inspiration pour les communautés de croyances gnostiques qui rejetaient la médiation des prêtres et des évêques pour atteindre la Vérité, assumant la maxime du Christ : « Le royaume de Dieu est en vous. »

Dans les conseils de Tolède qui se succédèrent à partir de l’an 400, on condamne les priscillianistes, dont le leader et d’autres membres de son groupe avaient été exécutés quelques années seulement auparavant à l’instigation des évêques contraires à leur vision de la pratique chrétienne, qui octroyait aux femmes la capacité de prêcher, d’être des leaders de communautés religieuses, et à l’étude des textes sacrés pour en extraire leur contenu ésotérique. Vers l’an 600, les conciles de Braga condamnent à nouveau les priscillianistes, gnostiques et manichéistes ainsi que les textes apocryphes qu’ils utilisent, preuve de ce qu’il y avait encore des groupes de personnes qui refusaient de se conformer à une vision unique du christianisme, provenant d’abord des intérêts de l’Empire romain, puis de la royauté wisigoth secondée par les évêques.

La persistance de ces croyances hérétiques inspirées par le christianisme de la Magdaléenne, mystique, individuel, auto-exigeant, charitable, miséricordieux, étranger au pouvoir et à ses fastes, fut peut-être ce qui poussa le pape Grégoire en s’en prendre à elle.

Les seuls textes admis par l’Église sur la figure et la mission de Jésus la mentionnent à peine ou la divisent en plusieurs personnages dans ce qui semble être une tactique de diversion : Marie, dite la Magdaléenne ; Marie de Béthanie ; la sœur de Marthe et de Lazare ; la femme qui oint le Maître, et peut-être le disciple bien-aimé ou l’auteur même du quatrième évangile.

Outre les évangiles apocryphes (occultés, mais pas faux) de Nag Hammadi de tendance gnostique, nous avons également l’évangile de Marie et la Pistis Sophia, tous accessibles au chercheur d’aujourd’hui. Dans certains, comme dans l’Évangile de Philippe, il est dit que Marie est la compagne du Seigneur, qu’il l’aime plus que tous les disciples et qu’il l’embrasse souvent sur la bouche ; dans d’autres, comme dans l’Évangile de Marie, se reflète la lutte que Pierre maintient avec elle et son incrédulité devant le fait que Jésus la préfère aux autres apôtres et lui ait transmis des enseignements occultes. À partir de ces textes, cachés pendant quinze siècles, pleins de détails que certains experts considèrent comme révélateurs, plusieurs ont conclu que Jésus et Marie étaient mariés.

Étant donné que ces évangiles, et probablement beaucoup d’autres, détruits ou encore non découverts, circulaient librement au cours des premiers siècles dans tout l’Empire, la figure de la Magdaléenne représentait une menace pour le christianisme patriarcal qui commençait à prendre forme, en nette opposition avec les récits évangéliques qui décrivent le Maître entouré de femmes disciples, fidèles jusqu’au bout.

L’Église de l’Empire romain

Différentes conceptions à propos de l’essence et de la pratique du message du Christ s’affrontèrent pendant plusieurs siècles, jusqu’à ce que Constantin décida d’y mettre un ordre théologique afin d’assurer une religion sans fissures sur laquelle appuyer son empire chancelant. C’est à ce moment, et pour des raisons politiques, que l’on choisit les évangiles qui seraient depuis considérés comme les « véritables » : les trois évangiles synoptiques ou « offrant la même perspective », même s’ils présentent des différences significatives entre eux, et celui de Jean, plus exhaustif et plus précis dans les détails. Mais ils coïncident tous à ignorer presque complètement la figure de Marie de Magdala, si importante dans d’autres évangiles alors en circulation. Constantin demanda que l’on réalise cinquante copies du travail résultant de l’harmonisation des évangiles sélectionnés et c’est peut-être alors que les copistes en profitèrent pour effacer de la vie de Jésus des personnages inconvenants et en renforcer d’autres à ses côtés, comme Pierre.

Lorsque Théodose Ier déclara le christianisme religion officielle de l’Empire, les dissidents furent poursuivis et éliminés et leurs textes furent copiés et cachés pour que les générations futures connaissent d’autres interprétations et aspects de la vie et du message du Christ, un message d’amour qui en finirait avec l’Empire romain brutal.

Selon les évangiles canoniques, il y avait un groupe de femmes riches qui suivaient Jésus, reconnaissantes d’avoir été débarrassées de diverses maladies et stigmates, comme les sept démons qu’il expulsa de Marie de Magdala. Sept est un nombre sacré dans les religions et les philosophies et, dans certaines, il définit des points essentiels du corps humain. Si Jésus l’a libérée de sept obstacles puissants, cela pourrait-il signifier qu’il la purifia pour qu’elle puisse recevoir ses enseignements secrets ?

En outre, même les évangiles officielles ne purent ou ne voulurent cacher des faits embarrassants : Pierre renie Jésus trois fois et il fuit, comme tous les autres apôtres, le laissant seul.

Ce sont les femmes qui restent au pied de la croix, et c’est Marie-Madeleine qui est le premier témoin de la résurrection, l’événement essentiel du christianisme. Mais à partir du miracle suprême, les évangiles canoniques ne nous parlent plus que de la cène à Emmaüs et des langues de feu qui dotent les apôtres de toutes les qualités pour entreprendre leur mission, omettant les personnages qui participèrent étroitement et activement au drame et à la réjouissance : la Vierge Marie, la Magdaléenne, Marthe, Lazare, Joseph d’Arimathie, Nicodème…

Sara l’Égyptienne, à Saintes-Maries-de-la-Mer

Quand les légendes racontent que Marie, Lazare, Marthe, Joseph d’Arimathie et d’autres furent abandonné dans un bateau sans rames, sans voiles ni gouvernail pour que la Méditerranée mette fin à leur vie, elles ignorent que Nicodème et Joseph d’Arimathie étaient des hommes riches, membres du Sanhédrin et disciples du Christ en secret, et que ce fut grâce à leurs influences politiques qu’ils obtinrent que les Romains leur remettent le corps du Maître ; le corps, pas le cadavre, selon les termes grecs des évangiles eux-mêmes, une nuance en relation avec les croyances qui nient la mort de Jésus sur la croix.

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Navis in Pielago

Quoi qu’il en soit, les hommes ayant les moyens, comme Joseph d’Arimathie, qui disposait même d’un tombeau neuf pour accueillir Jésus, obtenaient généralement leur richesse du commerce, par conséquent, il pouvait fort bien être armateur ou disposer de navires à sa convenance. Comment aboutirent-ils, lui, la famille et les disciples proches de Jésus en Provence ?

Jacques le Juste, le frère du Seigneur, était resté à la tête de l’Église de Jérusalem, et au milieu des discussions avec les autorités juives et d’autres apôtres sur l’obligation de circoncire ou pas et de faire suivre la Torah aux nouveaux chrétiens, ainsi que d’autres nuances religieuses, il finit par être l’objet de la haine de ses adversaires, qui le jugèrent sommairement et l’exécutèrent, certains disent qu’il fut décapité et d’autres jeté du haut du temple et achevé à coups de bâton.

Si le Sanhédrin avait déjà incité les Romains à crucifier Jésus, héritier de la Maison de David, du royaume de Juda et de Benjamin, qui menaçait le pouvoir du grand prêtre et le statu quo de collaboration avec l’Empire, s’ils avaient également tué Jacques le Juste, il n’est pas difficile d’imaginer la persécution de ses descendants et disciples, qui auraient dû s’enfuir en Égypte pour se mettre en sécurité. Et à Alexandrie, se trouvaient les Therapeutae, reflété plus ou moins fidèlement par Philon d’Alexandrie, tous membres de la Maison de David, comme l’était également la Vierge Marie, et Marie de Magdala elle-même, si elle avait épousé Jésus.

D’Égypte, ils seraient partis en direction de la Provence. Pourquoi la Provence ? Parce que s’était établie là, depuis des siècles, une communauté benjamite, tout comme à Doñana se trouvait une communauté danite qui donne son nom à la région. Et en Galilée, d’où était originaire Marie de Magdala, il y avait également des Benjamites, qui était peut-être sa tribu d’origine. Ce qui expliquerait le lien possible, au-delà de maître et disciple, entre Jésus, de la tribu de Juda, et Marie, une Benjamite, qui réunissait l’héritage de David.

À propos du nom de Sara, l’Égyptienne, qui est vénérée à Saintes-Maries-de-la-Mer, il convient de préciser que Sara en hébreu signifie « princesse » tout comme Sar signifie « prince », sigle opportunément tiré ou inspiré du titre « Son Altesse Royale ». De là dérivent également les titres de czar ou tsar et tsarine de toutes les Russies, qui a été d’abord utilisé dans le sens de roi au milieu du XVIe siècle, bien que certaines étymologies attribuent son origine à Caesar ou César, d’où provient le mot Kaiser. Mais l’érudit Salomon Reinach souligne qu’au début du XXe siècle, des onze millions de juifs qu’il y avait dans le monde, sept millions vivaient depuis des siècles sur les territoires des tsars, en particulier en Russie et en Pologne, et qu’ils étaient peut-être impliqués dans la choix du titre, dérivé de Sar. Ces juifs étaient-ils des descendants des Khazars qui, au huitième siècle, s’étaient convertis au judaïsme et d’où proviendraient les Ashkénazes ? Ce sera une autre histoire.

Une princesse provenant d’Égypte arrive en Provence : Marie de Magdala. Et elle se présente noire, comme les vierges noires qui commencèrent à proliférer en Occident au Moyen Âge et qu’on a toujours associé à la Magdaléenne. Le noir, l’occulte, le christianisme secret de la disciple bien-aimée.

La terre et de la famille de la Magdaléenne

Le nom de Marie est associée à Magdala (« la plus haute tour »), qui était la ville la plus importante sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée ; une communauté riche, basée sur la salaison des poissons et la teinture des tissus – les fouilles ont dénombré environ quatre-vingts boutiques – jusqu’à ce que Hérode fit construire Tibériade en l’honneur de l’empereur Tibère, donnant alors à la mer le nouveau nom de lac de Tibériade.

À Magdala, les fouilles ont récemment découvert une petite synagogue, de onze mètres sur onze, avec une base de six colonnes, datant de peu avant l’époque de Jésus-Christ, et on se demande si Lui, qui en raison de sa qualité de rabbin ou Maître enseignait dans les synagogues, n’aurait pas également fouler du pied celle-ci. Faisons remarquer en passant qu’un rabbin de 30 ans non marié allait contre les lois d’Israël, des lois que Jésus déclara être venu non pas abolir, mais accomplir.

Où vécut Marie en Galilée ? Bernard de Clairvaux, puissant abbé cistercien et instigateur de l’Ordre du Temple, confia aux Chevaliers : « l’obéissance à Béthanie, le château de Marthe et Marie », un endroit également cité dans l’évangile de Jean, comme la maison de Marie, Marthe et Lazare, et où auraient eu lieu l’onction du Christ par Marie de Béthanie.

À Béthanie, tout près du mont des Oliviers, Jésus se reposait entre prédications et retraites. Presque toute sa mission eut pour théâtre la Galilée, d’où était sa mère, Marie, et Joseph, son père adoptif. Des récits alternatifs racontent que son père biologique aurait été Judas de Gamala, un révolutionnaire, considérant que presque toutes les rebellions contre les Romains se déclarèrent en Galilée.

Lorsque certains évangiles canoniques disent que Marie, dite la Magdaléenne, Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, et Susanne, étaient des disciples de Jésus et l’aidaient avec leurs richesses, il est clair que Marie disposait de moyens propres et il est plausible que beaucoup des faits relatés dans les évangiles eurent lieu dans ce château de famille.

La Légende dorée raconte qu’elle appartenait à la classe supérieure et descendait d’aristocrates. Que son père s’appelait Syrus et sa mère Eucharie. Et qu’avec son frère Lazare et sa sœur Martha, elle était propriétaire de Magdala, une ville fortifiée à quelque trois kilomètres de Génésareth (mer de Galilée), de Béthanie et d’une très grande partie de Jérusalem.

Peut-être ce dernier point a-t-il une relation avec un faubourg de la ville sainte, dont l’une des entrées portait le nom de « porte des Esséniens » établis également sélectivement en Galilée, près de la Mer Morte.

La Magdaléenne dans l’art

On sait que de nombreux artistes appartenaient à des ordres et à des sociétés secrètes ou discrètes, où se transmettaient des connaissances interdites par l’Église qui était, paradoxalement, leur plus gros client, avec les rois, les nobles et les riches bourgeois.

Sur l’anecdote d’un sujet évangélique, une représentation de saints ou de personnages mythologiques, les artistes avertis incorporaient des symboles qui pouvaient être lus si on en possédait les clés. Ainsi la Magdaléenne, était habituellement représentée avec les cheveux roux, généralement dénoués, et parfois la couvrant entièrement, avec des vêtements rouges, parfois bordés d’hermine, signe de royauté, avec une bouteille de parfum, un nœud quelque part dans ses vêtements, un crâne, un livre et une croix. Seule la croix et la bouteille de parfum, qui fait allusion à l’onction du Christ, proviennent des évangiles canoniques et l’associe à la pécheresse.

La stigmatisation est levée

Hasard ou causalité, à la fin l’ère des Poissons et au début de l’ère du Verseau, que certains appellent l’ère de la transparence, on découvre les évangiles gnostiques de Nag Hammadi, qui commencent bientôt à être traduits et publiés, coïncidant avec les mouvements sociaux des années soixante, avec la revendication des droits des femmes et la défense de la figure de la Magdaléenne par les féministes.

En 1050, le pape Léon IX l’avait déclaré sainte, il avait fixé sa célébration le 22 juillet et dicté aux autorités religieuses que dans toutes les églises chrétiennes d’Occident, on lise ce jour-là le verset de Luc que le pape Grégoire associait avec Marie, la pécheresse. Si toute l’humanité, y compris les papes, est née avec le péché originel et donc si nous sommes tous des pécheurs si nous ne nous purifions pas, pourquoi l’a-t-on stigmatisée elle seule en tant que pécheresse ?

Conscient de l’injustice et attentif aux changements sociaux, Paul VI interdit en 1969 que l’on continue d’insulter la mémoire de la sainte et demanda aux églises de remplacer le texte de Luc par celui de Jean, chapitre 20 versets 1-2 et 17-18 :

« Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre, dès le matin, comme il faisait encore obscur, et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. Elle courut vers Simon-Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : “Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis.” (…) Jésus lui dit : “Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. Marie-Madeleine alla annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur et qu’il lui avait dit ces choses. »

Qu’elle soit ou pas l’auteur de cet Évangile, tous les 22 juillet on rend enfin justice à sa mémoire. Mais la papauté ne lâcha pas prise, elle ne rédigea jamais une bulle ou rectification sur le sujet.

Au cours des cinquante dernières années, il y a plus d’études et de publications des meilleurs experts en histoire des religions sur Marie de Magdala qu’au cours des deux mille ans précédents.

Nous avons simplement voulu ici aborder brièvement, à partir d’un connaissance réduite, la figure la plus importante de la chrétienté, du principe du féminin, après Jésus-Christ, qui disait, dans l’un des évangiles récupérés : « Ma mère, le Saint-Esprit, me prit par un cheveu de la tête et me transporta sur le mont Thabor. » Rappelons que, dans l’interprétation ésotérique, les cheveux représente l’énergie et, comme nous l’avons dit, l’un des aspects qui permet d’identifier Marie Madeleine dans l’art, c’est sa longue chevelure rousse.

Dans l’œuvre alchimique également, on passe du noir au blanc et on culmine dans le rouge.

Le personnage est si riche, multifacétique, vaste, que nous devrons laisser pour de futurs travaux les aspects reliés aux Esséniens, à Jean-Baptiste et à d’autres participants à cette histoire extraordinaire, en plus des endroit de Provence où prêcha et fit pénitence Marie de Magdala, où il y a des antécédents de sanctuaires à Isis et à d’autres déesses mères, qui conduiraient aux images des vierges noires. De la Mère et du Fils.

Espérons qu’Elle pardonnera nos erreurs et nous guidera sur le chemin, la vérité et la vie qu’elle éclaira par son passage sur la Terre.

L’association Delta de Maya a été aidée pour la publication de cet article par le soutien financier de l’Association Bislumbres.