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Nous sommes Européens. La plupart des pays européens appartiennent à l’Union européenne et beaucoup d’entre eux utilisent une monnaie commune appelée l’euro. Cependant, très peu d’Européens parmi les plus de 742 millions savent que l’Europe, loin d’être une invention récente, est en fait une idée très ancienne qui fut un jour “enlevée”, autrement dit séquestrée et violée. Aujourd’hui encore, certains considèrent que le confinement dégradant auquel Europe fut soumise est toujours en vigueur, malgré les apparences ourdies par les uns et par les autres depuis le roi Astérion, et qu’Europe n’a donc pas encore été libérée ni indemnisée de l’outrage commis par Zeus, il y a de nombreux siècles, contre le principe féminin qu’elle représente.

Suivant cette perspective, certains épisodes et mouvements de l’histoire pourraient être interprétés comme des tentatives de la libérer de son confinement. Ainsi, le roi Alphonse X, nourri par l’esprit féminin qu’enseigne la grande révolution du gothique, aurait été l’un de ceux qui se serait efforcé dans ce but avec le plus d’ardeur et de clarté. Malgré l’échec de son grand projet, “El Fecho del Imperio” (son entreprise impériale) et, sur la Péninsule, la trahison des puissants seigneurs rassemblés autour de son fils et héritier, ses efforts ont laissé un héritage important qui n’a cessé d’inspirer ceux qui ont continué d’essayer de maintenir vivante la foi dans une Europe libérée du joug patriarcal.

Cet article traite d’une pièce importante et étrangement peu connue de ce projet d’Alphonse X : l’ordre de Sainte Marie d’Espagne, également connu sous le nom d’ordre de l’Étoile.

L’ordre de l’Étoile

par Taíd Rodríguez Castillo
Janvier 2015

 « Le roi concède à l’Ordre de Sainte Marie d’Espagne, qu’il avait fondé, la ville et le château de Medina Sidonia, à qui il donna le nom d’Étoile, pour qu’on y fisse là le couvent majeur que cet ordre aurait à la frontière du royaume de Séville. Ce privilège se trouve dans les Archives que l’Ordre de Santiago possède à Uclés et c’est une chose très remarquable que dans toute l’histoire castillane on n’ait pas mémoire d’une opération de cette envergure réalisée par le Roi. »

Luis Salazar y Castro (1658-1734) décrit ainsi dans son Historia genealógica de la casa de Lara, sa surprise en trouvant, dans les papiers des archives que l’Ordre de Santiago avait à Uclés, un privilège royal, donné par Alphonse X en personne, dans lequel on mentionnait l’existence d’un ordre militaire antérieur à celui de Santiago qui, pour une raison quelconque, conservait ses privilèges et autres documents avec ceux de celui-ci, au siège même et dans ses archives. Que faisaient là-bas ces documents ? Quel était cet ordre militaire, dont l’histoire avait été passée sous silence pendant rien de moins que près de cinq cents ans, et quelle était sa relation avec le tout-puissant ordre de Santiago ?

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Chevalier de Santiago http://www.asc-castilla.org/contenido/index.php/castilla/historia/138-la-encomienda-de-santiago-en-la-mancha

Nous essayerons dans les prochaines lignes d’esquisser une image de cet ordre, à la fois monastique et de chevalerie, qui a suivi de si près le modèle inauguré avec succès par le Temple dont, incidemment, Alphonse X était un grand admirateur, au point de leur confier son cœur pour qu’il soit enterré par eux au Golgotha à Jérusalem.

Et c’est l’une des premières choses qui surprennent : comment se fait-il que les biographes et les historiens du roi sage et de son époque n’aient pas davantage attiré l’attention sur ce fait ? Comment est-il possible que, jusqu’à ce que Luis Salazar le découvre dans leurs archives à Uclés, personne n’ait, en cinq cents ans, rien dit sur cet ordre, et comment se fait-il qu’au cours des quatre cents années suivantes, on ait à peine réussi à rassembler plus de dix pages sur le sujet [1] ?

En principe, c’est un sujet qui a tous les ingrédients nécessaires pour attirer l’attention des chercheurs, et pas seulement des spécialistes de cette époque, mais aussi de tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de ce pays. C’est, sur la Péninsule ibérique, l’un des premiers ordres militaires, si ce n’est le premier, fondé directement par le roi en personne, de manière presque dynastique. Et pas n’importe quel roi, mais Alphonse X, qui a travaillé pour donner forme et insuffler un caractère au territoire qu’aujourd’hui encore nous reconnaissons comme le nôtre : l’Espagne. C’est le premier ordre militaire ibérique organisé autour d’une flotte, le premier donc à avoir un amiral dans le style du Temple. C’est le premier et le seul ordre militaire hispanique à avoir quatre sièges, répartis aux quatre coins du royaume : Cartagena, San Sebastián, La Coruña et Puerto de Santa María. Et, bien sûr, c’est le premier à s’intituler « d’Espagne », quand ce concept politique en était encore à ses balbutiements. Comment cela n’a-t-il pas suffi à susciter l’intérêt des chercheurs jusqu’à présent ?

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Ordre de Cîteaux http://es.wikipedia.org/wiki/Orden_del_C%C3%ADster

Jusque-là, les ordres militaires que l’on connaissait étaient créés avec le soutien du roi, mais pas à son initiative directe. Il s’agissait de frères, de groupes de chevaliers épars qui s’unissaient volontairement pour suivre un certain mode de vie ; des groupes qui ensuite pouvaient solliciter l’appui du roi, ou pas, et que le roi pouvait reconnaître et soutenir par l’octroi d’un château pour défendre une zone particulière, ou pas. Ainsi sont nés quelques ordres militaires qui, ensuite, les uns disparaissant, les autres fusionnant, conduisirent aux grands ordres militaires comme ceux d’Alcantara, Santiago ou Calatrava.

Dans les Pyrénées, en Aragon et en Catalogne, voisins des comtés du Midi français (où la chevalerie est née comme ordre), ce type de groupes était encore plus fréquent. Ils cherchaient politiquement l’appui du roi d’Aragon, et religieusement, la reconnaissance de leur mode de vie par un ordre religieux quelconque, généralement l’ordre de Cîteaux. Ces premiers ordres sont généralement considérés comme « primitifs ». Près de cent ans après ces premiers ordres, vers 1270, Alphonse X cherche à recouvrer, pour Sainte-Marie d’Espagne, ce même esprit. Et il envoie pour cela un messager de confiance au cœur du Languedoc aquitain, au monastère cistercien de Grandselve, à quelques kilomètres de Toulouse, où en son jour, la grand-mère de sa grand-mère, Aliénor d’Aquitaine, engendra la chevalerie.

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Cántigas de Santa María, image d’Alphonse X, le Sage. http://bib.cervantesvirtual.com/bib_autor/alfonsoelsabio/pcuartonivel.jsp?conten=imagenes&pagina=imagenes8.jsp&fqstr=1&qPagina=0&qImagen=0

Cette affiliation est déjà en soi frappante et montre très clairement l’intention d’Alphonse de reproduire le modèle de la chevalerie occitane en Espagne, sous sa protection directe. Par conséquent, non seulement la Trova fut protégée et promue, tel qu’on l’a étudié de long en large à partir de la conservation de ce joyau que sont les manuscrits enluminés des Cantigas de Santa María, mais aussi la chevalerie. Sainte-Marie d’Espagne a été institué comme le phare ou la bannière, comme l’exemple de ce que devrait être désormais la chevalerie dans son royaume.

Et ce n’est pas peu de chose. Du moins pas aussi peu que l’espace que l’historiographie lui consacre. Cela suppose soumettre la guerre à une certaine norme. Une norme qui est restée en vigueur, dans beaucoup de ses points, jusque bien entré dans le XIXe siècle, où les duels romantiques dont fut témoin et protagoniste Pouchkine, étaient régis par ces lois d’honneur et étaient représentés par les mêmes mouvements et les mêmes symboles. En outre, les règles de la chevalerie se répercutèrent et furent appuyées par une législation positive fomentée parallèlement par le même Alphonse X. Autrement dit, beaucoup de ses codes furent mis par écrit et stimulèrent indiscutablement l’esprit des lois contenues dans Las Partidas. Surtout dans un chapitre : la territorialité du Droit. Ceci s’explique aisément. Jusque-là, jusqu’à ce règne, chaque seigneur se comportait comme un roi sur son territoire. Il y avait une véritable constellation de pouvoirs différents et hétérogènes. En passant d’une ville à l’autre ou d’une seigneurie à l’autre, les règles variaient, le statut juridique de la personne variait, et tout variait. Cela rendait la vie quasi impossible au-delà de la seigneurie. En dehors de la terre du seigneur, on était un métèque, un étranger, un allochtone. On se retrouvait impuissant et sans protection. Seuls les commerçants et les vagabonds allaient par ces chemins de Dieu d’un domaine à l’autre ; le reste des gens normaux et honnêtes ne s’en allaient jamais de leur village. Très rarement, ils en sortaient ou allaient à la ville.

Ce mode de vie féodale, lié à la terre, est le mode de vie qui a prévalu dans une grande partie de ce pays jusqu’à il y a un demi-siècle. Aujourd’hui encore, dans la majorité des villages d’Espagne, on vous regarde pour voir si vous êtes du village ou pas. Mais il est clair que les lois de la chevalerie n’avaient pas de frontières, qu’elles ne reconnaissaient pas de seigneurie. Autrement dit, qu’elles ne variaient pas selon la seigneurie ou le domaine où l’on se trouvait, qu’elles étaient universelles. Le chevalier était forcé de les suivre, où qu’il soit, et le code de la chevalerie obligeait le chevalier avec plus de force que la loi du seigneur de service. On voit cela très bien dans Don Quichotte, où le protagoniste ne fait attention à aucune autre loi que le code de la chevalerie qui l’oblige en tant que chevalier errant.

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Ordre de Sainte Marie d’Espagne, Ordre des Chevaliers de l’Étoile. http://historiadealcaladelosgazules.blogspot.com.es

Cette conception du Droit comme loi universelle est transférée par Alphonse X à ses codes juridiques, en particulier, comme nous l’avons dit, aux Partidas. Mais elle passe également à la culture, à travers la Trova ; elle passe à la religion où Sainte Marie est de plus en plus l’invocation par excellence, par dessus la myriade de cultes locaux, où sont jusqu’à un certain point tolérés certains aspects de cultures non locales comme le judaïsme ou l’islam. Cette conception ne venait pas du roi en soi, mais le roi sut la faire sienne. C’est à elle que répond, croyons-nous, la création d’un ordre militaire dynastique, implanté dans tout le royaume, qu’il appela de manière significative « d’Espagne » et dont le premier capitaine (et non « maître ») fut son fils aîné, l’infant Don Sancho. Un ordre auquel il accorda toutes sortes de privilèges et d’exemptions dans chacun des territoires où il s’implanta.

L’ordre de Sainte Marie d’Espagne, également appelé dans les documents « ordre des Chevaliers de l’Étoile », symbolise, avec les Cantigas de Santa María, les Partidas ou l’École de traducteurs de Tolède, l’envie de créer des espaces de convivialité plus vastes et plus universels où la validité des privilèges de caste, de classe ou de sang aille en s’amenuisant. Et sa disparition, huit ans à peine après avoir été fondée, symbolise aussi bien ou encore mieux les raisons pour lesquelles ce projet est brusquement tombé à l’eau. La force avec laquelle le roi stimulait la croissance de Sainte-Marie d’Espagne au détriment des autres ordres militaires (Santiago, Calatrava et Alcantara), conduisit ces derniers et les « nobles » et seigneurs privilégiés qui les constituaient à comploter contre le roi et contre le nouvel ordre (dans les deux sens du terme) faisant appel pour cela à l’ambition du jeune infant.

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Image de Laura Torrado, Sans titre série Vie Suspendue.

En un mot, en conspirer contre le roi et en aller contre les vœux émis, ils allaient contre la chevalerie réglementée, régie par le respect de la dame, les lois d’amour, le respect envers les serments prêtés, la valeur de la parole donnée. Il se rebellaient, non pas contre le roi, mais contre tout ça, contre les codes mêmes de la chevalerie, car ils avaient tous été armés chevaliers, beaucoup par le roi lui-même, ce qui impliquait des rites, une série de promesses et une série de vœux aussi bien publics que privés, qu’ils avaient accepté et que maintenant ils rejetaient. En bref, ce qu’Alphonse X voulait avec Sainte-Marie d’Espagne, c’était procéder à une réforme intégrale, de haut en bas, de la chevalerie espagnole, de la même manière que Bernard de Clairvaux et l’ordre de Cîteaux avaient essayé de réformer le monachisme bénédictin, bien que, dans ce cas, de bas en haut. L’ordre de Cîteaux fut plus heureux dans ses efforts.

Lorsque l’infant Don Sancho se retourna pour la première fois contre son père, il fut dépossédé de sa responsabilité de chef de l’ordre militaire récemment créé et l’on mit à la tête de celui-ci le commandeur majeur de l’Ordre de Santiago, Pedro Nuñez, qui allait bientôt donner le coup de grâce à cet ordre éphémère. La légende raconte que, dans le désastre de la bataille de Moclín, moururent tellement de chevaliers de Santiago que la continuité de l’ordre était devenue inviable, et elle raconte aussi que le roi décida alors de les remplacer par les chevaliers de l’Étoile. Ainsi Sainte Marie s’éteint en Santiago et maître et biens passèrent d’un ordre à l’autre. Cependant, un an plus tard, le roi en personne décrivit ainsi les faits qui suivirent cette disparition :

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Diego Rodríguez de Silva y Vélazquez, Les Ménines 1656. fragment https://www.museodelprado.es/coleccion/galeria-on-line/galeria-on-line/obra/la-familia-de-felipe-iv-o-las-meninas/

« parce que l’Ordre qui devait nous servir [Santiago], avec tous ceux qu’il y avait dans le monde, nous desservirent, faillant contre Nous, comme le firent maintenant le Maître Pedro Núñez, à qui Nous fîmes tant de grâces et de biens, que nous ne pourrions les mettre par écrit ; et les Frères de cet ordre, qui s’accordèrent avec lui, prenant possession de notre terre, et poussèrent notre lignage à se soulever contre Nous. » [2].

Et nous sommes toujours dans le projet de construire des espaces toujours plus vastes. Peut-être Sainte Marie d’Espagne fut-elle la première étoile des douze qui conforment aujourd’hui le drapeau de l’Union européenne. Ce ne serait pas saugrenu. D’autres pays, d’autres espaces, se sont par la suite structurés politiquement et culturellement en prenant comme référence un ordre militaire dynastique royal ; par exemple, la Prusse et l’Allemagne autour de l’ordre Teutonique. L’Espagne elle-même, avec plus ou moins de résistance, s’est pendant longtemps reconnue dans Santiago et l’ordre de Santiago, dont l’habit était, de loin, le plus prestigieux qui existât encore au temps de Velázquez.

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Europe. http://nl.wikipedia.org/wiki/Europa_%28werelddeel%29

Malheureusement, il y aura peu de pays dans le monde qui méprisent et méconnaissent leur histoire autant que le nôtre. L’ordre de Sainte Marie d’Espagne, qui, soit dit en passant, n’a jamais été reconnue par le pape, – certains disent que, précisément, de crainte qu’il se serve à renforcer le pouvoir royal autant qu’il l’a fait en Allemagne –, a fini par faire entièrement partie de l’ordre de Santiago. Pour cette raison, ses documents se trouvaient à Uclés. Certains disent que l’orientation maritime et conquérante de tout ce qui se trouvât « au-delà des mers » passa à Santiago ; ainsi cela figure-t-il en tout cas dans un mémoire écrit à l’époque de Philippe II, selon lequel : « toutes les indices semblent indiquer que furent les chevaliers et frères de Santiago qui reçurent l’ordre d’organiser des expéditions vers le Nouveau Monde et de former adéquatement ses capitaines et soldats » [3]. Je dis cela parce qu’il est vrai que l’ordre de Sainte Marie d’Espagne eut des liens étroits avec la mer, mais je ne suis pas entièrement d’accord avec ceux qui réduisent son rôle uniquement à cela.

Quoi qu’il en soit, il semble que personne ne veut se souvenir de cet ordre ni de l’ordre (aménagement) qu’il comportait implicitement. Il se peut que cette amnésie historique remonte même à l’époque de Don Sancho, devenu roi, jouissant avec Pedro Núñez des privilèges de leur position. Mais peut-être, en ce moment de profonde crise du modèle de l’Europe et de crise du modèle de l’État en Espagne, était-il bon de rappeler les premiers pas de cette union, les valeurs qui la stimulèrent et la rendirent possible aux XIIe et XIIIe siècles. Parce qu’il est évident que ce fut au cours de ces siècles d’histoire enregistrée que se forgea avec plus de force le projet européen. Un projet qui est actuellement à la dérive, manquant précisément d’Étoile, manquant de ces référents qui un jour l’éclairèrent… Des référents symbolisés par la Dame, par Notre-Dame, la Mère assise sur son trône avec l’enfant dans ses bras. Des référents affectifs donc, symbolisés par le lien qu’une mère a avec son fils et non par le lien qu’on a avec son argent.

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Alberto Donaire, Le sauvetage d’Europe. Photos : courtoisie de l’auteur.

La belle Europa de l’ère du Taureau
par Ziu Pitar avec des cornes fut enlevée
en de mauvais temps bardés de passion :
des ancêtres séchés frappèrent l’or.

Pourpre de pouvoir elle se fit trésor
(où la blanche liqueur fut lait aimé) ;
les coupes se remplirent de grains de grenade,
les lamentations des femmes faisant chœur.

 À ma gauche, le Kabir ; derrière moi,
les montagnes qu’on dit mariales :
la mer… ; ici, le sable de Doñana.

 Lys béni qui fleurit du soi,
ventre béni du coquillage ;
douze anges… et brise la vague !

Romualdo Molina, 2014,
(Sur le tableau : Le sauvetage d’Europe, d’Alberto Donaire.)

[1] Juan Menéndez Pidal, “Noticias acerca de la Orden Militar de Santa María de España instituida por Alfonso x”, Revista de Archivos, Bibliotecas y Museos, année xi, nº 9 et 10 (1907) ; Juan Torres Fontes, “La Orden de Santa María de España y el Maestre de Cartagena”, dans Murgetana, X (1957) et Alejandro Rodríguez de la Peña, “La Orden de Santa María de España y la Orden Teutónica” dans Melanges de la Casa de Velázquez, tome 32-1, (1996) sont parmi les rares articles écrits au siècle dernier sur l’ordre. Dans les biographies de référence sur Alphonse X, par exemple celle de Santamarta Salvador Martinez, Alfonso x, el sabio, Madrid, 2003, on y consacre seulement quelques rares paragraphes dans les près de 800 pages, en dépit d’avoir été, sans aucun doute, l’un de grands projets de ce roi.

[2] Diego Ortiz de Zúñiga (1636-1680), Anales eclesiásticos y seculares de la ciudad de Sevilla,, Madrid, 1796.

[3] Ce mémoire fut écrit par Antonio Ruiz de Morales y Molina, chevalier de Santiago, qui appartenait au cercle d’Arias Montano et Juan de Ovando.

(L’Association Delta de Maya a été aidée pour la publication de cet article par le soutien financier de l’Association Bislumbres)